Ce que cette formation vous apprend
D’un point de vue global, les chefs d’entreprises et collaborateurs ont désormais conscience de la crise socio-écologique que nous vivons. L’impact des activités humaines a provoqué le franchissement de nombreuses limites (biologiques, physico-chimiques...) et si la réduction de ces impacts est indispensable, elle risque de ne pas suffire. Les entreprises engagées dans le mouvement de l’économie régénérative visent donc une transformation plus radicale en interrogeant nos besoins, les règles du jeu productif et économique, l’organisation de nos sociétés. Ce changement de cap passe par plusieurs défis à relever :
- Il faut conduire le changement, c’est-à-dire élaborer et déployer des méthodes qui visent à transformer l’organisation sous différentes dimensions : la dimension technique en interrogeant la soutenabilité de l’activité et/ou du produit, la dimension économique à travers le problème du business model et de sa durabilité et la dimension managériale en étant capable de convaincre et d’inspirer
- Il faut savoir traduire une « stratégie régénérative » en feuille de route opérationnelle pour chacun des métiers et des fonctions de l’entreprise concernée. Cela engage des connaissances et compétences techniques (éco-conception, analyses d’impact...), des compétences transverses (approche systémique, approche par la bio-inspiration) et des compétences comportementales (esprit créatif, capacité à argumenter et à convaincre, capacité à renoncer et à ré-orienter...). La « montée en compétences » des collaborateurs de l’entreprise sera un des points cruciaux de la réussite. L’étude de l’APEC, intitulée « Transition écologique : la dynamique de verdissement des métiers cadres est engagée » (septembre 2023), indique que « Les emplois et métiers cadres à finalité environnementale vont continuer à se développer ». D’après cette étude, les entreprises cherchent de plus en plus à « identifier des profils ayant des compétences verdissantes ». Le Laboratoire d’idées de Bpifrance, en partenariat avec la Convention des entreprises pour le Climat et Lumia, un centre de recherche-action sur l'économie régénérative, montre l’importance d’adopter une approche régénérative (« Qu'est-ce que l'économie régénérative ? » - janvier 2024). Cinq principes permettant l’adoption de cette approche en entreprise sont mis en avant : - Voir beaucoup plus loin que le climat et intégrer la complexité - Se reconnecter au vivant tout au long de la chaîne de valeur - Transformer en profondeur son modèle économique - Développer des gammes de produits ou services compatibles avec le vivant - Placer l’humain au cœur des transformations La certification obtenue suite à la formation d'ingénieur spécialité en économique régénérative proposée par Grenoble INP - Ensimag, UGA vise ainsi à permettre à des ingénieurs d’approfondir les questions de transition, afin d’enrichir leur expertise technique et d’être en capacité d’accompagner les entreprises et les territoires qui souhaitent passer d’un verdissement de leurs activités existantes à une véritable transformation de celles-ci, en visant des modèles régénératifs.
Compétences évaluées
Sur la base d’une maîtrise des enjeux socio-écologiques, l’ingénieur spécialisé analyse les impacts socio-environnementaux d’une activité, d’un produit ou d’une chaîne de valeur. Cette compétence d’analyse d’impact correspond à la première étape, indispensable, à tout projet de changement. L’ingénieur spécialisé est par ailleurs capable de concevoir des solutions techniques compatibles avec les objectifs sociétaux et les contraintes physiques.
Il met en œuvre des approches de conception multicritères (sobriété, efficacité, effectivité), et fait appel à des démarches de conception alternatives visant la soutenabilité technologique. Il maîtrise les approches systémiques et est capable de s’inspirer des solutions développées par la nature grâce à sa compréhension des services écosystémiques.
L’ingénieur spécialisé pilote également le changement dans ses dimensions managériales et techniques. Il contribue à l’élaboration, la diffusion et la mise en œuvre d’une feuille de route à visée régénérative. Il manage des équipes de manière responsable en favorisant la collaboration et met l’humain au cœur de ses pratiques.
Il conduit (ou co-conduit) le changement en étant capable « d’entraîner » des directions, des équipes, des partenaires. Il maîtrise des techniques de gestion de projets et sait communiquer, à l'écrit comme à l'oral. Enfin, l’ingénieur spécialisé challenge les modèles d’affaires actuels et contribue à l’élaboration de business models à visée régénérative.
L’effort est évidemment plus ou moins aisé en fonction de la nature de l’activité de l’entreprise et, à cet égard, il sait proposer des objectifs ambitieux mais atteignables et adaptés. Ce faisant, il contribue à la reconnexion au vivant des organisations. Il participe au renforcement des coopérations locales.
À quoi elle mène
Chef de projet recherche & développement éco-conception Responsables de la transformation durable d’organisations Consultants internes ou externes experts en conduite du changement Manager de la transition énergétique Responsable de mission transition au sein des territoires Chargé de mission développement durable et RSE Consultant en transition environnementale Consultant en stratégie/organisation
Management et ingénierie études, recherche et développement industrielManagement et ingénierie Hygiène Sécurité Environnement -HSE- industrielsConseil en organisation et management d''entreprise
Par ses capacités d’adaptation à tout environnement technologique, organisationnel et interculturel, l’ingénieur spécialisé est en mesure d’évoluer dans des secteurs d’activité variés, en expertise ou en management. Il peut exercer dans les secteurs public, parapublic ou privé, autour d’activités « vertes » ou « verdissantes ».
Les employeurs publics ou parapublics concernés : collectivités locales ou territoriales (communes, régions), administrations d’état et d’autres établissements de secteur public (hôpital, recherche) ou affilié (agences), association, ONG. Les employeurs privés : - Bureaux d’études ou cabinets de conseil spécialisés en énergie, en environnement et en développement durable - Les groupes industriels de transformation (chimie, parachimie, pharmacie, agroalimentaire), de production de biens d’équipement (automobile, aéronautique, textile, luxe) et de distribution, les entreprises dans le domaine de l’environnement (énergie, eau, déchets, propreté, transport), des travaux et de la construction - Les acteurs du secteur des technologies de l’information