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Transport routier

FIMO marchandises ou voyageurs : deux habilitations, et 35 heures entre les deux

La rédaction de Pulsoria · relu par Jérémie · Publié le 21 octobre 2026 · 14 min de lecture

Un autocar et un camion porteur garés côte à côte sur une aire de service, portes ouvertes, bitume humide.

En deux lignes

Deux habilitations distinctes : RS5769 pour les marchandises, RS5768 pour les voyageurs. La première concerne les véhicules de plus de 3,5 tonnes, la seconde ceux de plus de huit places. Aucune ne vaut pour l'autre domaine. Passer de l'une à l'autre demande une formation passerelle de 35 heures, mais le vrai coût reste le permis correspondant, C d'un côté, D de l'autre. Le marché de l'emploi diffère autant que le véhicule.

Deux conducteurs peuvent dire « j'ai la FIMO » et ne pas pouvoir faire le même travail. Le mot désigne en réalité deux habilitations différentes, enregistrées sous deux numéros distincts, délivrées par deux réseaux d'organismes qui ne se recouvrent qu'en partie.

Choisir la mauvaise, c'est 140 heures de formation pour un métier dont vous ne voulez pas les horaires. Et la rattraper ne consiste pas à refaire ces 140 heures : la règle réelle est ailleurs, et presque personne ne l'affiche.

Cet article compare les deux sur ce qui décide vraiment : ce que chacune autorise, l'âge auquel elle devient utilisable, les employeurs qui recrutent derrière, la façon dont la paie est construite, et le prix du changement d'avis.

L'exception d'abord : il existe des cas où aucune des deux n'est exigée

Avant de choisir, vérifiez si l'obligation vous concerne. Le texte européen qui fonde ces deux habilitations prévoit des mises à l'écart, et elles touchent plus de monde qu'on ne le croit.

L'obligation ne s'applique pas, notamment :

  • aux véhicules dont la vitesse maximale autorisée ne dépasse pas 45 km/h ;
  • aux véhicules des services d'incendie et de secours, de la police, de l'armée et de la protection civile, ou placés sous leur contrôle ;
  • aux véhicules utilisés pour des essais routiers à des fins d'amélioration technique, de réparation ou d'entretien, et aux véhicules neufs non encore mis en service ;
  • aux véhicules utilisés pour le transport non commercial de matériel ou d'équipement destiné à un usage personnel ;
  • aux véhicules transportant du matériel ou de l'équipement que le conducteur utilise dans l'exercice de son métier, à condition que la conduite du véhicule ne constitue pas son activité principale.

Ce dernier cas est le plus courant et le plus mal compris. Un maçon qui conduit une benne de 7,5 tonnes chargée de son propre matériel vers son chantier n'est pas un conducteur routier au sens de la réglementation. Le jour où il charge pour un client contre rémunération, il l'est.

Avertissement

La dispense de qualification ne dispense de rien d'autre. Le permis de la catégorie correspondante reste obligatoire, l'aptitude médicale aussi, et l'employeur reste tenu de délivrer une autorisation de conduite fondée sur une évaluation des risques. Une dispense de FIMO mal interprétée se solde par un procès-verbal au conducteur et une mise en cause de l'employeur.

Deux fiches, deux numéros, et un mot qui n'y figure pas

Sur les fichiers officiels, le mot « FIMO » n'apparaît pas. Les deux certifications s'appellent « Habilitation pour la conduite de certains véhicules routiers affectés aux transports de marchandises » pour l'une, « ... aux transports de voyageurs » pour l'autre. C'est la première source de confusion quand vous cherchez votre formation sur une plateforme : vous tapez un sigle qui n'est pas dans l'intitulé.

La fiche marchandises est enregistrée sous le numéro RS5769 et la fiche voyageurs sous le numéro RS5768. Les deux relèvent du répertoire spécifique, pas du répertoire national des certifications professionnelles. Cette nuance administrative a des conséquences financières directes, détaillées plus bas.

Côté offre, l'écart est net : 255 organismes habilités pour les marchandises contre 191 pour les voyageurs. Ces deux fiches concentrent à elles seules 446 des 945 habilitations de la rubrique transport routier, soit près de la moitié. Le reste se répartit sur sept autres fiches, visibles dans le catalogue transport routier.

L'essentiel

  • Deux numéros à ne pas confondre : RS5769 pour les marchandises, RS5768 pour les voyageurs.
  • Aucune des deux ne vaut pour l'autre domaine, quel que soit votre permis.
  • La durée initiale est la même : 140 heures en voie accélérée.
  • Le changement de domaine se fait en 35 heures, pas en 140.
  • L'obstacle réel au changement est le permis, pas la formation.

Le tableau, critère par critère

CritèreMarchandisesVoyageurs
HabilitationRS5769RS5768
Organismes habilités255191
Permis concernésC1, C1E, C, CED1, D1E, D, DE
Véhiculesplus de 3,5 tonnes de PTACplus de 8 places assises outre le conducteur
Qualification initiale accélérée140 heures140 heures
Titre professionnel associéRNCP39796, 126 organismesRNCP37878, 113 organismes
Formation continue35 heures tous les 5 ans35 heures tous les 5 ans
Employeurs typestransporteurs, messagerie, BTP, distribution, comptes propres industrielsréseaux urbains sous délégation, lignes régionales, transport scolaire, autocaristes de tourisme
Horaires typesjournées longues et continues, départs à la semaine selon l'activitéservices en deux parties, tôt le matin et en fin d'après-midi
Rythme annuelpics de fin d'année et de campagnes saisonnièresrentrée de septembre, saison touristique estivale
Relation clientquai, chargeur, destinataire, documents de transportvoyageurs à bord en continu, titres de transport, accessibilité
Extension réglementaire propreADR pour les matières dangereusesaucune extension équivalente
Retour au domicilevariable selon l'activitéle plus souvent quotidien, dépôt fixe
Temps de conduiterèglement européen identiquerèglement européen identique

Deux lignes méritent d'être lues ensemble : la réglementation du temps de conduite est la même des deux côtés, mais l'organisation du travail n'a rien à voir. Ce n'est pas le droit qui sépare ces métiers, c'est le modèle d'exploitation.

L'âge d'accès : la règle que presque tout le monde annonce de travers

« Avec la FIMO, vous conduisez dès 18 ans. » Cette phrase se lit partout. Elle est exacte en marchandises sur certaines catégories, et fausse en voyageurs.

Le texte européen croise deux variables : la catégorie de permis, et la voie de qualification choisie. La voie accélérée, c'est la formation de 140 heures. La voie longue, c'est le parcours complet du titre professionnel, nettement plus long.

En marchandises, la voie accélérée ouvre C1 et C1E dès 18 ans. Pour C et CE, elle fixe l'accès à 21 ans, sauf à passer par la voie longue, qui ramène l'accès à 18 ans. C'est la raison d'être du titre professionnel Conducteur du transport routier de marchandises sur porteur pour les plus jeunes candidats.

En voyageurs, le seuil est plus haut. La voie accélérée ouvre D et DE à 23 ans. À 21 ans, elle ne permet que les services réguliers dont le parcours ne dépasse pas 50 kilomètres. La voie longue, c'est-à-dire le titre Conducteur de transport en commun sur route, abaisse l'accès complet.

Conséquence pratique pour un candidat de 20 ans : en marchandises, la question est de choisir entre deux voies ; en voyageurs, la voie accélérée ne suffit pas à travailler sans restriction. Vérifiez la grille exacte sur la fiche de la certification visée et faites-la vous confirmer par écrit par l'organisme avant de signer : c'est le texte du domaine qui fait foi, pas la plaquette commerciale.

Ce que chaque habilitation autorise, et ce qu'elle n'autorise pas

L'habilitation n'est pas inscrite sur votre permis. Elle se matérialise par une carte de qualification de conducteur, qui porte le code harmonisé 95 et mentionne le domaine couvert. C'est ce document que vous présentez en contrôle, et c'est lui qui dit si vous pouvez transporter des marchandises, des voyageurs, ou les deux.

Trois erreurs reviennent constamment :

  1. Croire que le permis suffit. Un permis D valide sans qualification voyageurs ne permet pas d'exercer professionnellement. Le permis dit que vous savez conduire le véhicule, la qualification dit que vous êtes habilité à en faire votre métier.
  2. Croire que la qualification marchandises couvre un minibus. Elle ne couvre aucun transport de personnes. En dessous de neuf places conducteur compris, vous changez complètement de régime : c'est le domaine du transport de personnes avec chauffeur et du taxi, avec ses propres habilitations.
  3. Croire qu'une qualification couvre les matières dangereuses. Elle ne les couvre pas. Il faut un certificat distinct, délivré après une formation spécifique, détaillé dans le catalogue ADR. C'est une extension qui n'existe que côté marchandises.

Passer de l'une à l'autre : 35 heures, et un coût qui est ailleurs

Voici la règle la moins affichée du sujet. Un conducteur déjà qualifié dans un domaine n'a pas à refaire une qualification initiale complète pour exercer dans l'autre. Il suit une formation passerelle de 35 heures, soit la durée d'une formation continue, contre 140 heures pour une qualification initiale accélérée.

Autrement dit : la formation n'est pas le problème. Le problème est le permis.

ÉtapeMarchandises vers voyageursVoyageurs vers marchandises
Permis à obtenirD, et D1E ou DE selon les véhiculesC, et C1E ou CE selon les véhicules
Visite médicaleobligatoire, auprès d'un médecin agréé par le préfetobligatoire, auprès d'un médecin agréé par le préfet
Formation de domainepasserelle de 35 heurespasserelle de 35 heures
Qualification à refaire intégralementnonnon
Document mis à jourcarte de qualification de conducteurcarte de qualification de conducteur
Poste de dépense principalle permisle permis

La passerelle porte sur la qualification de domaine. Elle ne proroge pas votre permis, ne remplace pas la visite médicale et ne décide pas seule de votre prochaine échéance de formation continue. Avant de vous inscrire, demandez à l'organisme, par écrit, quelle date d'échéance figurera sur la carte à l'issue de la formation. C'est cette date qui déterminera votre prochaine obligation, et une réponse floue à ce stade est un signal.

Sur l'articulation entre qualification initiale et formation continue, nous avons détaillé les deux régimes dans FIMO ou FCO : laquelle vous concerne.

Deux marchés de l'emploi qui ne se ressemblent pas

Les offres d'emploi se lisent différemment selon le domaine, et c'est souvent ce qui fait regretter un choix.

Côté voyageurs, l'employeur est le plus souvent un exploitant de réseau : urbain sous délégation de service public, interurbain régional, scolaire, ou autocariste de tourisme. Le poste est rattaché à un dépôt, donc à une zone géographique fixe. Vous rentrez chez vous le soir dans la très grande majorité des cas. En contrepartie, l'organisation repose sur des services en deux parties : une vacation le matin, une coupure en milieu de journée, une seconde vacation en fin d'après-midi. L'amplitude de la journée est large pour un nombre d'heures travaillées plus modeste. En scolaire, le temps partiel annualisé est fréquent, et le calendrier suit celui des établissements.

Côté marchandises, l'éventail des employeurs est beaucoup plus large : transporteurs pour compte d'autrui, messagerie et express, distribution alimentaire, travaux publics, citerne, et un volume significatif de comptes propres industriels qui recrutent leurs propres conducteurs. L'organisation va de la tournée de distribution urbaine qui finit en début d'après-midi au grand routier qui part le lundi et rentre le vendredi. Deux postes relevant du même titre professionnel peuvent avoir des conditions de vie opposées.

Un repère utile pour chercher : en voyageurs, la question à poser en entretien porte sur la structure des services et le nombre de coupures. En marchandises, elle porte sur le découcher et la fréquence des retours. Ces deux questions filtrent plus d'offres que n'importe quelle discussion sur le taux horaire.

La rémunération ne se compare pas sur le taux horaire

Comparer deux offres sur le seul taux horaire brut est le piège le plus coûteux du secteur, parce que les deux domaines ne construisent pas la paie de la même façon.

En transport de marchandises, le décret n° 83-40 relatif à la durée du travail dans les transports routiers retient des durées de service dites équivalentes à la durée légale : 39 heures par semaine pour un conducteur courte distance, 43 heures pour un grand routier, soit 169 et 186 heures par mois. Votre contrat peut donc être établi sur 186 heures mensuelles, et le déclenchement des heures supplémentaires s'apprécie à partir de ce seuil. Un taux horaire comparé hors de ce contexte ne veut rien dire.

S'y ajoutent les frais de déplacement : indemnités de repas, de repas unique, de casse-croûte, de découcher. Ce sont des remboursements de frais, pas du salaire. Ils pèsent dans le net perçu mais pas dans les droits qui dépendent du salaire, et ils disparaissent dès que l'activité change.

En transport de voyageurs, la question centrale est l'amplitude et le traitement des coupures. Une journée commencée à 5 h 30 et terminée à 19 h ne correspond pas à treize heures et demie payées. Les modalités d'indemnisation des périodes non travaillées à l'intérieur de l'amplitude sont le vrai sujet de négociation, avec les majorations de dimanche et de jours fériés pour les services qui tournent le week-end.

Les deux activités relèvent de la convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires du transport, mais les grilles et les accords d'application ne sont pas les mêmes selon l'activité. Pulsoria ne publie pas de salaires : demandez le coefficient proposé et l'accord applicable avant de comparer deux offres.

Ce que le CPF couvre, et le plafond qui change selon la voie choisie

C'est ici que la nature administrative des fiches devient concrète.

RS5769 et RS5768 sont enregistrées au répertoire spécifique. Elles relèvent donc du plafond de 1 500 € applicable depuis le 26 février 2026 aux certifications de ce répertoire. Si le prix publié par l'organisme dépasse ce plafond, la différence reste à votre charge ou à celle d'un co-financeur.

Les titres professionnels, eux, ne relèvent pas de ce plafond. Le titre conducteur de transport en commun sur route et son équivalent marchandises intègrent la préparation au permis et la qualification de domaine dans un même parcours. Pour un candidat qui part sans permis lourd, la comparaison ne se fait donc pas entre deux prix, mais entre deux architectures de financement.

1500€
le plafond applicable aux deux habilitations FIMO, parce qu'elles relèvent du répertoire spécifique

Dans tous les cas, la participation obligatoire de 150 € instaurée par le décret n° 2026-234 s'applique depuis le 2 avril 2026, par dossier et par an. En sont écartés les demandeurs d'emploi inscrits à France Travail et les dossiers co-financés par l'employeur. Le détail des montants et des exonérations est dans vos droits CPF.

Deux précisions de vocabulaire, parce qu'elles circulent à l'envers sur les sites d'organismes. D'abord, le compte personnel de formation ne décerne aucun label aux prestataires : un organisme est référencé sur EDOF et certifié Qualiopi, et ce sont les deux seuls statuts qui existent. Ensuite, aucune formation n'est intégralement prise en charge depuis l'instauration de la participation, quelle que soit la formule employée dans l'annonce. Un prestataire qui s'écarte de ce vocabulaire vous renseigne déjà sur sa rigueur, avant même que vous ayez regardé son prix.

Sur le cas particulier du permis, qui n'est pas financé comme on l'imagine, nous avons détaillé le mécanisme dans Permis poids lourd et CPF.

Les extensions qui n'existent que d'un côté

À partir de la qualification marchandises, plusieurs extensions augmentent l'employabilité et se financent séparément : le certificat ADR pour les matières dangereuses, les certificats de conduite d'engins pour les conducteurs qui chargent eux-mêmes, les habilitations liées au levage sur porteur grue. Le catalogue CACES recense ces dernières.

Côté voyageurs, il n'existe pas d'équivalent réglementaire comparable. La montée en compétence passe par des domaines non certifiants au sens du répertoire : billettique, accessibilité des personnes à mobilité réduite, gestion des situations conflictuelles, conduite économique. Ces modules se négocient avec l'employeur dans le plan de développement des compétences plutôt qu'avec votre compte personnel.

Une catégorie échappe aux deux logiques : les formations que l'employeur doit payer, comme le sauvetage secouriste du travail ou l'intervention à proximité des réseaux, qui concernent les conducteurs intervenant sur chantier. Elles sont listées dans les formations payées par l'employeur. Les financer sur votre compte personnel revient à payer pour une obligation qui n'est pas la vôtre.

Comment décider, dans l'ordre

  1. Vérifiez d'abord si l'obligation vous concerne. Si vous transportez votre propre matériel et que la conduite n'est pas votre activité principale, la question du choix ne se pose peut-être pas.
  2. Partez de votre âge et de votre permis actuel. À moins de 21 ans, le choix voyageurs par la voie accélérée est contraint. C'est ce paramètre, et non la préférence pour un véhicule, qui détermine souvent la voie réaliste.
  3. Décidez sur l'organisation du travail, pas sur le véhicule. Coupures quotidiennes et dépôt fixe d'un côté, journées continues et découcher possible de l'autre. C'est la variable qui fait abandonner le métier.
  4. Comparez les deux architectures de financement. Habilitation seule sous plafond de 1 500 €, ou titre professionnel intégrant le permis. La seconde option est souvent la seule praticable sans permis lourd préalable.
  5. Vérifiez la densité d'organismes autour de vous. 255 pour les marchandises, 191 pour les voyageurs : hors des zones denses, l'écart se traduit en kilomètres quotidiens pendant la formation. Le catalogue transport routier permet de filtrer, et la liste des organismes partenaires donne leurs coordonnées.
  6. Demandez par écrit trois éléments avant de signer : le prix total, la date d'échéance qui figurera sur la carte de qualification, et la liste exacte des véhicules que l'habilitation vous autorisera à conduire.

Si vous partez de zéro, sans permis lourd, l'ordre des étapes compte plus que le choix du domaine. Nous l'avons détaillé dans Devenir chauffeur poids lourd : l'ordre des étapes.

Pulsoria ne vend aucune formation et ne délivre aucune certification. Nous publions ce que disent les fichiers officiels, listons tous les organismes habilités à égalité, et vous mettons en relation avec celui que vous choisissez. Les fiches habilitation marchandises RS5769 et habilitation voyageurs RS5768 donnent la liste complète, département par département.

Questions fréquentes

La FIMO marchandises permet-elle de conduire un autocar ?

Non. L'habilitation est rattachée à un domaine de transport, et celle des marchandises (RS5769) ne couvre pas le transport de personnes. Même avec un permis D en poche, vous ne pouvez pas exercer professionnellement en voyageurs sans la qualification du domaine voyageurs. C'est votre carte de qualification de conducteur qui fait foi lors d'un contrôle, pas le permis.

Combien de temps dure la formation pour passer de marchandises à voyageurs ?

La formation passerelle dure 35 heures, soit la même durée qu'une formation continue obligatoire, contre 140 heures pour une qualification initiale accélérée complète. Elle suppose que vous détenez déjà le permis de la famille visée. Le poste de dépense principal du changement de domaine n'est donc pas la formation, c'est le permis.

Faut-il la FIMO pour conduire un camion de son entreprise sans transporter pour des clients ?

Pas toujours. Le texte européen écarte l'obligation quand le conducteur transporte du matériel ou de l'équipement qu'il utilise dans l'exercice de son métier et que la conduite n'est pas son activité principale. Un artisan qui déplace son propre matériel sur un véhicule de plus de 3,5 tonnes relève souvent de ce cas. Le permis adapté, l'aptitude médicale et l'autorisation de l'employeur restent exigés.

Les deux habilitations ouvrent-elles les mêmes droits CPF ?

Oui pour la mécanique, non pour le montant maximal selon la voie choisie. RS5769 et RS5768 sont enregistrées au répertoire spécifique, donc concernées par le plafond de 1 500 € applicable depuis le 26 février 2026. Les titres professionnels RNCP39796 et RNCP37878, qui intègrent permis et qualification, ne relèvent pas de ce plafond. La participation de 150 € s'applique dans tous les cas, sauf exonération.

Combien d'organismes proposent chacune des deux habilitations ?

Le catalogue recense 255 organismes habilités pour la qualification marchandises (RS5769) et 191 pour la qualification voyageurs (RS5768). L'écart se retrouve sur les titres professionnels : 126 organismes pour le conducteur sur porteur, 113 pour le conducteur de transport en commun. En zone peu dense, le choix voyageurs peut imposer un déplacement plus long.

Sources

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